Enduits à la chaux et badigeons : une respiration pour les murs
Dans une grande majorité des châteaux ruraux, les joints et parements en pierre brute sont complétés d’enduits à la chaux, parfois teintés avec des pigments locaux (ocres, terres de Sienne). Ces enduits protègent de l’humidité et offrent au bâti une « peau » respirante. D’après l’INRAP, l’usage de la chaux hydraulique naturelle remonte, dans le Périgord, au XIIIe siècle, les recettes artisanales se transmettant de génération en génération.
Ferronneries et serrurerie : l’âme du détail
Main-courante travaillée, heurtoir ou girouette, les ouvrages de ferronnerie habillent les portails, les grilles des caves, mais aussi les lucarnes et soupiraux. Le fer, martelé à la forge, dessine au fil du temps les initiales des propriétaires ou des motifs de vignes et de grappes rappelant la vocation viticole de la demeure. Les ateliers de forgerons donnaient autrefois leur touche personnalisée à chaque château.
Vitraux et tomettes : notes de couleur et de lumière
Si la fenêtre gothique avec vitrail demeure rare dans les architectures strictement viticoles (plus présente dans les châteaux de prestige), elle participe parfois à la dramaturgie de certaines salles de réception : blason de famille, allégorie de la vendange, paysages en grisaille. Au sol, la tomette en terre cuite — hexagonale ou carrée — sert souvent dans les pressoirs et salles basses, offrant chaleur et résistance aux passages répétés.