Les grandes AOC du Périgord ne sont pas le fruit du hasard ou d’un génie isolé : elles puisent leur distinction dans la géologie de la région, vieux livre ouvert depuis 150 millions d’années.
Cette diversité de sols – calcaires, graves, marnes, argiles, boulbènes, sables fossilisés – offre aux vignerons une infinité de nuances, d’équilibres et de risques. Le défi des prochaines décennies : préserver cette richesse face au réchauffement climatique, en adaptant les cépages, en replantant parfois “à l’ancienne”, sur des parcelles oubliées où la terre, soudain, révèle des qualités insoupçonnées.
À chaque gorgée d’un bergerac blanc minéral, d’un pécharmant charnu, d’un monbazillac doré, c’est une leçon de géographie vivante, une promenade entre bancs calcaires, argiles rouges, cailloux roulés de la Dordogne. Goûter le vin du Périgord, c’est marcher sur l’histoire du sol et la patience des hommes.
Sources : INAO, BRGM, Syndicat vins de Bergerac & Duras, Syndicat Pécharmant, Syndicat Monbazillac, Guide Hachette des Vins 2024, www.monbazillac.com, ODG Montravel/Duras.