Le Périgord, et plus particulièrement le Périgord Pourpre, est reconnu pour ses paysages parsemés de châteaux, autant que pour ses vignobles historiques. Ces deux richesses sont loin d’être un hasard : elles trouvent leurs racines dans le Moyen Âge, époque où terres et vinification étaient intrinsèquement liées à la gestion seigneuriale.
À partir du XI siècle, les seigneurs locaux, propriétaires de vastes domaines, étaient à la fois maîtres des terres agricoles et promoteurs d’une économie locale basée sur le vin. Le vin n’était pas qu’une boisson ; il représentait une monnaie d’échange considérable, un levier de pouvoir et un bien précieux sur les tables des nobles comme des ecclésiastiques. Posséder un vignoble, c’était s’assurer une certaine prospérité économique et prestige social.
Les terres entourant les châteaux, souvent bénies par un terroir fertile, étaient naturellement utilisées pour planter des vignes. Cette activité garantissait non seulement des revenus réguliers mais contribuait également à l’autonomie des demeures seigneuriales. Le vin devenait alors, au-delà de sa valeur marchande, une source de fierté locale.