Contrairement aux idées reçues, la protection n’interdit pas l’évolution ni l’innovation. Dans le Périgord, de nombreux domaines ont su conjuguer restauration du bâti et reconquête des vieux cépages, retour à la polyculture, mise en œuvre d’initiatives écologiques.
- Au Château Saint-Antoine-de-Breuilh, labellisé « Haute Valeur Environnementale », les restaurations ont permis d’installer un écomusée où l’on fait renaître l’histoire du travail saisonnier dans les vignes.
- Le Domaine de la Queyssie revalorise quant à lui une tour du XVᵉ siècle en espace de dégustation et de conférences autour de la biodiversité.
Certains domaines n’hésitent pas à associer artistes, céramistes, architectes contemporains lors de chantiers de restauration, donnant naissance à une tradition vivante où patrimoine et créativité se répondent. Ainsi, la protection n’est ni muséification, ni repli nostalgique, mais un ferment d’invention nouvelle.
Des modèles de valorisation à l’international
Le succès du binôme « château–vin–patrimoine » s’exporte : le Périgord s’inspire, mais inspire aussi. En Nouvelle-Zélande et en Afrique du Sud, certains domaines viticoles répliquent l’association d’architecture et de vignoble pour valoriser leur offre. Bordeaux, la Loire, ou la Toscane, constituent des références, mais avec son identité, le Périgord incarne une approche à taille humaine, plus familiale et accessible.