Les spécialistes locaux, qu'ils soient vignerons, techniciens ou chercheurs, s'accordent : les parcelles sablonneuses du Périgord, bien que minoritaires (moins de 15 % de la surface viticole de Bergerac, source Domaine de la Propriété Viticole), offrent une alternative précieuse aux terroirs classiques, surtout dans les années pluvieuses où leur drainage évite la dilution du raisin.
Le géologue Louis Chiron, qui a cartographié les terroirs de Dordogne en 2018, affirmait : « Le sablon, discret mais essentiel, magnifie les arômes du sauvignon en lui imposant l’épure ». Nombre de vignerons, tels que Pauline Lapouge (Château Les Tours des Verdots), voient dans ces sols l’occasion de signer des vins à la pureté rare, dont la tension ravit les amateurs d’apéritifs raffinés. Mais ces sols requièrent une vigilance de tous les instants pour éviter le piège du stress hydrique et du manque de matière.