Engazonnement et couverts végétaux : pour une terre nourricière
Les alliances végétales sous les rangs de vigne marquent désormais le paysage, bien loin des sols nus d’autrefois. Les viticulteurs du Bergeracois et du Monbazillac favorisent l’enherbement naturel ou semé (mélange de légumineuses, graminées, trèfles...). Les avantages sont multiples :
- Favoriser la structure du sol et éviter le tassement
- Limiter le développement de l’érosion
- Nourrir la vie microbienne souterraine, essentielle à la santé de la vigne
Selon l’IFV (Institut français de la vigne et du vin), cette pratique permet de réduire l’érosion jusqu’à
40 % et d’engranger jusqu’à
30 kg/ha d’azote naturellement grâce aux légumineuses (
IFV).
Renaissance de l’agroforesterie viticole
Le retour des arbres dans les vignes est un autre marqueur fort de la transition écologique périgourdine. Peupliers blancs, noyers ou encore vieux fruitiers retrouvent leur place, parfois au cœur même des parcelles. Bénéfices attendus :
- Régulation microclimatique (ombre rafraîchissante, humidification locale)
- Apports organiques via la chute des feuilles et recyclage naturel des minéraux
- Habitat pour oiseaux et insectes pollinisateurs
Des programmes comme «
Vitiforesterie (Agroof) » accompagnent techniquement les professionnels, tandis que les aides régionales (Nouvelle-Aquitaine) facilitent ces plantations.
Composts et apports organiques : fermer le cycle de la vigne
Nombre de domaines périgourdins vont jusqu’à valoriser leurs propres résidus de taille, rafles et marc en compost. Ce retour à la terre, inspiré tant des pratiques traditionnelles que des avancées en biodynamie, permet de réduire la dépendance aux intrants extérieurs. Le compost maison enrichit et régénère les sols plus durablement que les produits chimiques de synthèse, avec un impact environnemental bien moindre (Source : Terra Vitis Sud-Ouest).