Pourquoi se battre pour une IGP ou une AOC, au fond ? Ces sésames ouvrent des portes : valorisation du terroir, meilleures prix de vente, dynamisme de l’œnotourisme, attractivité pour les jeunes vignerons… mais aussi sauvegarde de la biodiversité, à travers la relance de cépages indigènes (cf. mérille, pénouille, et même certaines variétés presque disparues comme la bouyssalie, régulièrement citées par la base FranceAgrimer des cépages anciens).
- À Miremont, un vignoble expérimental plante de vieux plants de “duras noir” associé à de petites parcelles de manseng, sur d’anciennes terrasses ocre, espérant retrouver l’âme des vins d’avant phylloxéra.
- Autour de Périgueux, des micro-cuvées font, en 2023, le pari de replanter le chenin et le colombard sur le modèle du Val de Loire, avec un style périgourdin affirmé.
- Le lycée agricole de Coulounieix-Chamiers supervise plusieurs essais sur la résistance naturelle à la sécheresse de cépages locaux oubliés.
Les motivations sont aussi culturelles : redonner un visage à la ruralité, retrouver le fil de l’histoire, proposer une alternative aux modèles standardisés.