Loin des grandes appellations tapageuses, la discrétion du Périgord n’enlève rien à la majesté de ses rouges sur graves. Les nouvelles générations de vignerons, plus attentives à la régénération des sols, redécouvrent le potentiel latéral des parcelles graveleuses. Certaines exploitations converties en bio mettent à profit cet atout pour limiter le recours à l’irrigation et préserver la rareté de la ressource en eau (environ 14 % des domaines labellisés bio tirent leur production des zones graveleuses, source : Agence Bio).
Aux portes de Bergerac, sur ces cailloux ardents, bourdonne ainsi toute la vitalité d’un paysage. Elle se ressent dans le verre, mais aussi dans l’histoire des familles vigneronnes, dans ces moments suspendus où la main se tend vers le cep, vers le fruit.
La prochaine fois qu’un verre rouge du Périgord viendra teinter votre table, souvenez-vous : quelque part, sous vos pieds, une mer de cailloux façonne depuis des millénaires la chair et la finesse du vin.
Sources : Météo France, INAO, Syndicat Interprofessionnel des Vins de Bergerac et Duras, Guide Hachette des Vins, IFV, Agence Bio.