Le Périgord Pourpre tire son nom des innombrables vignes qui tapissent ses collines et ses vallées verdoyantes. Mais durant la guerre de Cent Ans, ces paysages viticoles furent aussi objets de convoitise et victimes de pillages. Les soldats, qu’ils soient français ou anglais, s’attaquaient souvent aux greniers et aux caves pour s’approvisionner en vin, une denrée précieuse tant pour la consommation que pour les revenus qu’elle procurait.
Pour répondre à ces menaces, certains vignerons et seigneurs-propriétaires vinrent renforcer les structures des caves. Non seulement il fallait les protéger contre les attaques extérieures, mais ces lieux servaient aussi de refuges temporaires lors des sièges prolongés. Ainsi, de nombreux châteaux viticoles furent construits en intégrant des sous-sols voûtés et semi-enterrés, parfaits pour dissimuler des réserves.
La guerre de Cent Ans ne mit pas seulement à mal la production de vin, elle influença aussi son commerce. Certains domaines, malgré les destructions environnantes, parvinrent à maintenir les échanges grâce à des alliances opportunes, particulièrement avec l’Angleterre, grande consommatrice de vin du Sud-Ouest. Cela contribua à renforcer les liens historiques entre les vignobles du Périgord et les palais britanniques, une relation qui perdure encore aujourd’hui dans l'exportation des vins locaux.