Le choix du site pour construire son château et planter ses vignes a toujours épousé la forme du relief. Dans le Périgord, on trouve rarement de grandes propriétés sur la plaine : c’est le coteau qui attire, par tradition et nécessité.
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Orientation Sud/Sud-Ouest : Les versants ensoleillés protègent de l’humidité, réchauffent la terre au réveil du printemps – crucial pour la maturation des cépages. Les plateaux de Monbazillac culminent à 160 mètres d’altitude, favorisant également une bonne circulation de l’air.
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Défense et prestige : Outre les atouts viticoles, édifier un château sur une hauteur facilitait le contrôle territorial et la défense contre les pillards, surtout pendant la Guerre de Cent Ans, période d’édification et de rénovation de nombreux châteaux périgourdins (Source : Gallica BNF).
Carnet d’altitude : Puy, plateaux et “palus”
Le mot « pech » ou « puy » désigne, en occitan, une colline ou un mont : autour de Bergerac, une profusion de petits châteaux — comme le château La Brie ou le château Puy-Servain — s’accrochent à ces hauteurs, mariage parfait du sens noble et de l’intérêt agronomique. À l’inverse, les « palus », c’est-à-dire les bas-fonds proches de la rivière, moins propices à la vigne à cause des inondations, accueillaient plutôt des cultures maraîchères ou fruitières.