C’est sous l’égide de l’INAO que le vignoble du Périgord trouve l’occasion de structurer son identité. Le processus ne fut ni simple, ni rapide ; il exigea engagement, débats et adaptations.
| Année |
Appellation |
Catégorie |
| 1936 |
Monbazillac |
AOC vins liquoreux blancs |
| 1936 |
Pecharmant |
AOC vins rouges |
| 1936 |
Saussignac |
AOC vins blancs moelleux |
| 1936 |
Côtes de Bergerac |
AOC vins rouges/blancs moelleux |
| 1936 |
Bergerac |
AOC vins rouges/blancs secs et rosés |
| 2001 |
Rosette |
AOC vins blancs doux |
Dès 1936, cinq AOC naissent sous la stricte surveillance de l’INAO. Elles sont loin de figer la diversité locale ; elles invitent plutôt à repenser l’équilibre entre singularité et prestige collectif.
Le cas emblématique de Monbazillac
Monbazillac offre un exemple frappant de l’action de l’INAO. Avant la reconnaissance AOC, le nom s’utilise parfois pour des assemblages douteux. L’INAO impose des limites :
- Zone géographique restreinte : seuls certains coteaux bénéficient de l’appellation.
- Cahier des charges strict, incluant :
- Les cépages autorisés (sémillon, sauvignon, muscadelle).
- Des règles d’encépagement et de rendement : moins de 40 hl/ha.
- Obligation de vendanger à surmaturation – donc, présence de la fameuse pourriture noble (botrytis cinerea).
- Analyses gustatives et analytiques avant la commercialisation.
Résultat : le nectar de Monbazillac trouve enfin sa place sur la carte, à l’ombre des Sauternes, mais avec une identité propre, défendue et valorisée.