Le côt, que d’aucuns connaissent sous le nom de malbec, porte en lui une histoire séculaire entre les rives du Lot et les coteaux du Sud-Ouest. Mais c’est en Périgord, loin de l’asphalte des routes touristiques classiques, que ce cépage a gardé une filiation discrète avec la mémoire locale. Quelques rangs précieux, souvent mêlés à de vieux assemblages, témoignent ici d’un temps où le côt fit partie du sang des terroirs, de Bergerac à Montravel.
Paradoxalement, si le malbec brille internationalement à Cahors ou en Argentine (où il couvre plus de 44 000 hectares, selon l’INRAE), il reste marginal en Dordogne, replié dans les marges artisanales de domaines déterminés à préserver sa singularité. Selon les chiffres de l’Agreste, il ne représenterait qu’environ 2% de l’encépagement du Bergeracois, soit à peine une centaine d’hectares, souvent en cohabitation avec le merlot ou le cabernet franc.