Les abbayes du Périgord, au même titre que dans d’autres régions viticoles, jouaient également un rôle d’intermédiaire entre les producteurs et les grands circuits commerciaux. Jusqu’au XVIIIe siècle, bien des vins produits ici prenaient le chemin de Bordeaux grâce à un réseau fluvial vital constitué par la Dordogne et ses affluents. Parmi ces exportations, le fameux vin de Bergerac, apprécié pour sa richesse et sa complexité.
Grâce à leur appartenance à des réseaux tels que celui de l’ordre de Cîteaux ou à leur proximité avec des routes commerciales stratégiques, les moines ont élevé le commerce du vin à une échelle internationale, bien que rudimentaire pour l’époque. La notoriété des vins du Périgord rayonnait déjà jusqu’aux tables des grandes abbayes d’Europe, et parfois même plus loin.
En parallèle, leur gestion économique prudente assurait souvent des revenus notablement redistribués sous forme de charité locale, renforçant encore l’importance spirituelle et sociale de ces domaines viticoles.